LA RECHERCHE EN CLIMATOLOGIE

 

A - Objectifs et contraintes

 

B - La dynamique générale de l'atmosphère

 

C  - La dynamique du temps et du climat dans les zones tempérées et polaires

 

D  - La dynamique du temps et du climat dans la zone tropicale

 

E  - La climatologie appliquée : topoclimatologie et climatologie urbaine

 

F  - Les changements climatiques

 

 

 

     A - Objectifs et contraintes

 

La climatologie est actuellement un sujet "à la mode", avec des thèmes nouveaux qui apparaissent et passionnent avant de s'estomper devant des sujets émergents, plusieurs thèmes pouvant se superposer pendant quelque temps, ou s'imbriquer voire se confondre. Ainsi, après la crainte d'un "nouvel âge de glace" dans les années 1970, puis après la menace des "pluies acides", après le déboisement tropical et notamment celui de l'Amazonie déclarée "poumon de la planète", après la péjoration pluviométrique subsaharienne et "l'homme sahélien responsable de sa sécheresse", après le "trou d'ozone" qui semble maintenant se "reboucher", après mais aussi en même temps que "le niño - maître du monde" responsable de toutes les catastrophes climatiques du globe, est apparu le fameux "réchauffement global" et le thème de la planète malade de son climat (bientôt asphyxiée par la pollution et surchauffée), planète en danger qu'il faut sauver ... En attendant sans doute la prochaine lubie ou fixation passagère ...

 

Etre climatologue signifiait, il y a encore peu de temps, être géographe physicien, désigné aussi géoclimatologue, et analyser les relations à l'interface air / sol, le sol étant aussi bien l'océan que le continent, pour la définition des milieux naturels. Chez les météorologues, dont le souci majeur voire unique est la prévision du temps, le terme climatologie (plus restrictif) désignait l'acquisition et l'archivage des données d'observation, travail administratif peu considéré, "finir à la climatologie" représentant dans les services météorologiques une sorte de relégation, voire de « mise au placard ».

 

Depuis peu, avec le thème du « changement climatique », fleurissent abondamment les "climatologues", multiplication soudaine qui résulte bien souvent d'une auto-proclamation, sans recherches personnelles dans cette discipline. Pourtant les spécialisations et les compétences ne manquent pas, mais elles relèvent de l'informatique, de la modélisation, de la statistique, des mathématiques, de l’agronomie, de la géologie, de l’océanographie, de la glaciologie, de la chimie (isotopes), de la palynologie, de l'hydrologie, voire de l’histoire et préhistoire ... mais pas spécifiquement du climat et de sa dynamique.

 

Cette succession d'intérêts - souvent opportunistes et fugaces - pour la climatologie, momentanément polarisés sur un infime aspect alors à la mode, n'a pas fait progresser grandement la discipline elle-même, ancrée dans la routine et en panne de concept depuis une cinquantaine d'années.

 

Les géoclimatologues, sont écartés - ou se laissent aisément écarter - des débats autour du climat et s’alignent généralement de façon servile sur les poncifs de l’institution météorologique. Ils adoptent également des méthodes d’analyse (appelées "diagnostiques") fondées sur l’utilisation de modèles climatiques et l’établissement de relations, dites à juste titre "téléconnexions" tant elles sont "lointaines", qui ne sont que des covariations et qui n’apportent pas d’explication nouvelle des phénomènes en jeu, phénomènes physiques qui ne sont d’ailleurs pas analysés en eux-mêmes.

 

La météorologie quant à elle ne jure plus que par la modélisation numérique et s’essouffle dans une course effrénée aux téra-flops en espérant le miracle informatique qui tarde à venir, préférant la contemplation des images virtuelles aux données de l’observation directe, notamment issues de l’imagerie satellitale. Le modèle, qui ne relève en théorie d’aucun concept, ce qui explique - en partie - le désintérêt pour la compréhension des phénomènes, est considéré comme la référence incontournable et indiscutable.

Pourtant la dynamique du temps et celle de la circulation souffrent de zones d’ombre considérables. Il serait ainsi hasardeux d'accorder, comme le font de nombreux météorologistes, une foi naïve aux concepts "classiques" et aux "modèles", et de considérer que la "messe est dite", une fois pour toutes ...

 

Il est donc absolument nécessaire de se situer "au ras du bon sens" climatologique et des phénomènes concrets. Ne pas céder aux modes n’est pourtant pas toujours la voie la plus facile pour la marche d'un laboratoire. Chacun sait en effet que pour publier un article ou pour obtenir des crédits, il suffit souvent d’obtenir les sacrements adéquats en affichant les mots-clés alors en vogue, au sein du comité de rédaction de la revue considérée, ou dans l'Institution ou le Ministère concerné. Ces mots-sésames sont actuellement "réchauffement global" et "niño", auxquels il est de bon ton d'attribuer, même sans démonstration d'une relation physique dûment fondée, tous les événements météorologiques à l’échelle globale ...

 

Le "succès" actuel de la climatologie peut donner l’impression que la démarche scientifique est aboutie, que les modèles en représentent le fruit idéalisé et qu’il n’y a plus rien à découvrir. C’est pourtant très loin d’être le cas, la science météorologique en panne de concepts est prisonnière de ses vieux dogmes ! On ne doit pas oublier toutes les insuffisances, les incohérences, les contradictions, les lacunes et les ignorances, dans toutes les facettes de la discipline, et notamment dans la compréhension des phénomènes.

 

On ne sait toujours pas selon les théories "classiques", en particulier et pour souligner les problèmes fondamentaux, ni comment fonctionne le temps - c'est-à-dire les perturbations - notamment dans les régions tempérées, ni comment fonctionne la circulation générale de l’atmosphère !

 

 

Les recherches du LCRE en climatologie s'efforcent donc de respecter plusieurs contraintes :

 

• Une remise en question préalable et systématique des idées reçues, des credo ou des modes passagères, aucune hypothèse ni aucun concept n’étant adopté sans être  passé au crible de l’analyse et confronté à la réalité des faits.

 

• Une priorité absolue accordée à l’observation directe des phénomènes concrets à partir des mesures directes, des cartes synoptiques et des images satellitales.

 

• Une indépendance par rapport aux découpages arbitraires et artificiels de la discipline entre météorologie et climatologie qui sont indissociables, ou vis-à-vis du clivage présumé entre zones climatiques, les mécanismes devant être vérifiés à toutes les échelles d'espace et de temps.

 

• Une intégration de tous les facteurs dans la chaîne des processus, notamment des facteurs géographiques, et parmi ceux-ci l’influence du relief sur les paramètres climatiques comme sur la dynamique aérologique, la météorologie, science de la   nature, étant foncièrement une discipline géographique.

 

• Une attention particulière accordée aux basses couches de la troposphère, qui sont les   plus importantes dans la détermination des conditions de la circulation, dans la genèse des perturbations météorologiques, et dans la définition des milieux géographiques situés à l'interface air / sol.

 

Une neutralité vis-à-vis des méthodes de traitement de l’information, le choix de la méthode étant déterminé par le sujet traité et non par la mode du moment, l’outil informatique étant notamment considéré comme un moyen performant et non  comme une fin en soi.

 

 

B - La dynamique générale de l'atmosphère

 

La circulation générale de l'atmosphère

 

La circulation générale de l'atmosphère (CGA), ou plus précisément de la troposphère, est le sujet fondamental de la climatologie, mais il n'a pas encore abouti.

 

Depuis les débuts de la météorologie, au moins depuis le premier schéma proposé par E. Halley en 1686, puis par G. Hadley en 1735, de nombreuses propositions ont été faites, de multiples schémas ont été proposés, mais il n'existe pas encore de modèle de CGA unanimement accepté. Le modèle de circulation tricellulaire (cellules polaire, tempérée et tropicale, dans chaque hémisphère), proposé par Ferrel en 1856 a été discuté, amendé, puis rejeté vers 1950 par la communauté scientifique. Mais ce modèle à trois cellules fermées dans chaque hémisphère, avec le modèle dit de Palmen et Newton (1969) fortement inspiré du précédent, est encore reproduit partout, le modèle tricellulaire (en dépit de son rejet - justifié - il y a 50 ans) étant néanmoins celui qui est utilisé par les modèles numériques.

 

Pourtant ces modèles n'apportent pas de réponse à la multitude de questions encore en suspens, notamment parce qu'ils ne donnent pas une image réelle des échanges méridiens et parce qu'ils n'intègrent pas les perturbations.

 

Cette absence de schéma de circulation générale laisse ainsi toute "liberté" de rattacher n'importe quel phénomène météorologique isolé à un ou plusieurs autres phénomènes - au gré de la fantaisie ou des besoins, ou simplement du hasard - puisque la place précise de chacun n'est pas exactement reconnue dans la chaîne des processus, le sens réel des enchaînements étant ignoré et les relations physiques n'étant pas déterminées.

 

L'effet peut alors indifféremment être considéré comme la cause, ou inversement. L’exemple le plus célèbre, voire le plus médiatique, est le niño, qui n’est qu’un épiphénomène localisé (conséquence), mais qui est considéré (sans la moindre démonstration physique) comme une cause universelle ...

 

Les causes premières de la circulation : insolation qui fournit l'énergie thermique initiale et rotation de la Terre qui ajoute de l'énergie mécanique, sont depuis longtemps reconnues. Mais les mécanismes réels des échanges méridiens, et leurs variations à toutes les échelles de temps - même à l'échelle saisonnière - ne sont pas déterminés. Sauf lorsque l'on prend en compte l'AMP, moteur de ces échanges.

 

L'Anticyclone Mobile Polaire, moteur des échanges méridiens

 

L'AMP, ou Anticyclone Mobile Polaire, est le moteur des échanges méridiens d'air et d'énergie : il assure lui-même le transport de l'air froid, et provoque le retour vers le pôle de l'air chaud.

D'abord étudié et défini dans le cadre tropical, comme source d'alimentation de la circulation d'alizé (M. Leroux, 1980), l'AMP est analysé au LCRE comme le moteur de la circulation générale.

 

Les AMP ont été individualisés dans l'hémisphère nord dès leur départ du pôle, suivis le long de leur trajectoire, caractérisés et comptabilisés lors des années 1989 à 1993, à partir des cartes du BME, Bulletin Météorologique Européen. Une étude semblable a été faite à partir de l'Antarctique pour l'année 2000 à partir des clichés satellitaux et des cartes synoptiques de surface australes (cf. Travaux). D'autres études concernent les AMP autour de l'Afrique du Sud, sur l'Australie, ou sur les côtes du Chili où ils provoquent des remontées d'air chaud vers la péninsule antarctique. Le traitement informatique de banques de données (notamment NCEP-NCAR) permet actuellement une reconnaissance des fréquences, des trajectoires et des caractères des AMP sur une cinquantaine d’années.

 

Dans le cadre de leur doctorat de climatologie :

S. Aubert précise la dynamique et la rencontre sur l'Europe centrale des AMP de trajectoires américaine et scandinave,

E. Barbier examine l’arrivée au voisinage de l'isthme américain des AMP de direction méridienne à travers le Golfe du Mexique,

A. Favre analyse la dynamique des AMP dans le Pacifique nord et caractérise l’intensité de la circulation, à partir des fichiers NCEP-NCAR, 

A. Pommier étudie les AMP dans l'Atlantique nord en caractérisant de même l’intensité de la circulation associée, à partir des mêmes fichiers NCEP-NCAR,

L. Amraoui caractérise le passage de l'AMP à la circulation d'alizé sur le versant atlantique du Maroc et de la Mauritanie,

P. Sagna révèle les conséquences de l'alimentation extratropicale de l'alizé surl'évolution climatique du littoral occidental et des îles de l'Afrique de l'Ouest.

 

L'observation directe des phénomènes et l'individualisation des AMP montrent qu'il n'y a pas de hiatus entre les zones climatiques, la transition s’opérant par l’intermédiaire des agglutinations anticycloniques (AA). La division entre une météorologie tempérée et une météorologie tropicale n’est donc pas fondée dans le cadre de la circulation générale. Mais elle peut être acceptée par commodité (nous le ferons ci-dessous) et pour tenir compte des caractères climatiques spécifiques de ces zones.

 

Le modèle AMP de circulation générale

 

La réalité des échanges méridiens montre de façon évidente que les modèles conventionnels de circulation générale de l'atmosphère sont erronés. La division en cellules de circulation par le célèbre schéma tricellulaire ne correspond pas à la dynamique de la circulation. Ce schéma est pourtant constamment repris par les météorologues, les climatologues et par les modèles climatiques.

 

Un modèle de circulation générale, expressément fondé sur le concept AMP, existe depuis les années 1980. Les AMP véhiculent l'air froid dans les basses couches des pôles vers l'Equateur Météorologique, et commandent le retour de l'air chaud sur la face avant et/ou au-dessus des AMP en direction des pôles. Ce modèle intègre également les perturbations des hautes et moyennes latitudes et il est applicable à toutes les échelles de temps, de l’échelle synoptique à la paléoclimatologie (cf. M. Leroux).

 

 

 

 

              Ce modèle AMP de circulation générale est actuellement :

 

              • le seul à traduire la réalité des échanges méridiens d'air et d'énergie, et notamment la continuité dans les basses couches entre la circulation extratropicale et la circulation tropicale, alizé puis éventuellement mousson  alimentés par l'air véhiculé par les AMP,

              le seul à expliquer les variations synoptiques et saisonnières, et la migration latitudinale des individus isobariques, des flux et des discontinuités,

              • le seul à rendre compte de la structure verticale spécifique de la zone tropicale, bordée dans les basses couches par les Agglutinations Anticycloniques (AA)formées par les AMP, et surmontée en altitude par les Hautes Pressions Tropicales (HPT) disposées en "V inversé",

              le seul à intégrer expressément l'Inversion d'alizé (I. al), qui surmonte le flux d'origine extratropicale de basses couches, et à expliquer les variations de structure verticale de l'Equateur Météorologique (EMI et EMV),

              le seul à représenter la stratification aérologique spécifique de la zone tropicale et l'existence de discontinuités stérilisantes : I. al. et EMI,

              le seul à traduire les variations d'intensité de la circulation générale, de l'échelle  synoptique, saisonnière, ou interannuelle, jusqu'à l'échelle paléoclimatique.

 

 

Le modèle AMP de la circulation générale soutient la démarche suivie dans les ouvrages suivants de M. Leroux , chaque phénomène météorologique étant "recadré" à sa juste place dans l'enchaînement des processus :

 

• 1996 - "La dynamique du temps et du climat" . Collection : Enseignement des Sciences de la Terre, 310 p. Editions Masson-Colin, Paris.

• 1998 - "Dynamic analysis of weather and climate". General circulation, perturbations, climatic evolution. J. Wiley ed., Praxis-Wiley series in Atmospheric Physics, London, New-York, Sydney., 365 p.

• 2000 - "La dynamique du temps et du climat ". 2ème édition, revue et augmentée.Collection : Masson-Sciences, Dunod Ed., Paris, 366 p.

 

            (cf. Plagiat par Météo-France du modèle AMP in L’AMP et « la météo »)

 

 

C  - La dynamique du temps et du climat dans les zones tempérées et polaires

 

Les écoles météorologiques classiques et l'impasse conceptuelle

 

Les explications du temps dans les zones tempérées et polaires ont été apportées par trois écoles successives :

 

• L'école "climatologique", à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle a légué les notions de "centres d'action", définis à l'échelle des moyennes, comme l'anticyclone des Açores ou la dépression d'Islande, censés par exemple gouverner le temps et le climat de l'Europe occidentale, mais au prix d'une confusion incompréhensible entre l'échelle statistique et l'échelle synoptique des phénomènes .

• L'école "frontologique" ou "massique" s'est illustrée dans les années 1920 par le "front polaire" qui a apporté une réponse partielle à la question : "comment ?", mais qui n'a pas répondu à la question : "pourquoi ?", l'origine des dépressions (c'est-à-dire du "mauvais temps") n'ayant jamais été déterminée (et ne l’étant pas encore par ces écoles).

• L'école "dynamique", dans les années 1940, a considéré que les phénomènes d'altitude étaient prépondérants et qu'ils commandaient ceux de basses couches. Cette prétendue influence n'a jamais été - et pour cause - formellement démontrée, mais le credo dans la primauté "de l'altitude" reste dominant.

 

Depuis une cinquantaine d'années ces "écoles" se juxtaposent, mais aucune synthèse n'a pu être établie entre elles. Ainsi l'origine des "dépressions", siège du mauvais temps, est toujours inconnue, l'hypothèse d'une origine "haut dans le ciel" étant toujours privilégiée, sans la moindre démonstration de sa validité (cf. FASTEX, in L'AMP et la "Météo").

 

La météorologie est ainsi dans son ensemble dans une impasse conceptuelle depuis une cinquantaine d'années.

En dépit de l'arrivée des images satellitales dans les années 1960, qui montrent de façon évidente l'importance fondamentale des Anticyclones Mobiles Polaires  dans la production du temps.

 

L'Anticyclone Mobile Polaire (AMP), responsable du temps et du climat

 

L'AMP est le responsable dans les hautes et moyennes latitudes "des variations : de pression, de direction et de vitesse du vent, de température, d'humidité, de nébulosité et de pluviosité, et donc de la variation perpétuelle du temps, comme de la variabilité du climat" (M. Leroux, 1996).

 

De nombreux travaux sont consacrés au sein du LCRE à l'analyse de la dynamique du temps associé aux AMP, manifestations habituelles et phénomènes extrêmes (cf. Travaux).

 

• Sur l'Amérique du Nord dans le cadre de conventions avec les Universités de Montréal(UQAM) et de Québec (Laval),

 

• Sur le Pacifique nord (A. Favre), et sur l’Atlantique nord (L. Amraoui, A. Pommier),

 

• Sur l’Europe centrale dans le cadre de relations suivies avec l'Université de Bucarest   (S. Aubert, S. Capsuna), 

 

• Et principalement sur la climatologie de la France, dynamiquement commandée par la rencontre des AMP de trajectoire américano-atlantique et des AMP méridiens de trajectoire scandinave :

 

- Analyse de l‘interférence entre le relief et les AMP, étude des vents (mistral), de la température, du gel, des phénomènes pluvio-orageux, de la grêle, de la sécheresse hivernale ou estivale associée aux agglutinations anticycloniques, de neige en montagne ou en plaine (particulièrement dans le couloir rhodanien), des événements météorologiques remarquables, notamment des pluies intenses, des coups de vent (chablis, “mini-tornades”) et des tempêtes (cf. Travaux).

 

- Le LCRE est membre du groupe “Le chêne et le roseau” formé par l’Association des maires de France pour la gestion des tempêtes (cf. A. Pommier).

 

- Une attention particulière est accordée au couloir rhodanien et à ses bordures (J. Comby,1998, "Les événements pluviométriques extrêmes dans le couloir rhodanien",Thèse, LCRE), à sa partie méridionale et aux rivages de la Méditerranée occidentale, notamment aux phénomènes pluviométriques extrêmes (aiguats) et aux inondations qui se produisent principalement en automne, en France, en           Espagne (Levante) et en Italie (Ligurie).

 

 - Plusieurs numéros de la RGL : Revue de Géographie de Lyon (Géocarrefour), édités par le LCRE, sont consacrés aux résultats de ces recherches sur la climatologie de la France, en particulier à des études de cas dont les conséquences ont été dramatiques :

 

               • Le Climat de la France (1990, vol. 65-2)

               • Les Evénements Climatiques Extrêmes (1991, vol. 66-3/4)

               • Les Excès Pluviométriques dans le Couloir Rhodanien (1993, vol. 68-2/3)

               • Les Inondations de novembre 1999 dans le Languedoc-Roussillon (2000, vol. 75-4)

 

   en préparation : Les particularités de l'Automne-Hiver 2002-2003 dans  l'espace Atlantique (2003-2004, vol. 78).

                       

Les analyses montrent que la dynamique du temps sur la France et sur l’Europe occidentale, diverse dans ses manifestations, est relativement simple dans son fonctionnement, les mêmes mécanismes se reproduisant sans cesse, avec des différences d’intensité mais pas de nature. Une prévision “déterministe” au sens où le responsable du temps peut être aisément déterminé, et non statisticienne et probabiliste qui montre constamment ses limites (et trop souvent ses “ratages” dramatiques ; cf. L'AMP et la "Météo" et Actualités de la climatologie ) est donc possible, à condition d’identifier expressément le responsable du temps, c’est-à-dire l’Anticyclone Mobile Polaire : AMP.

 

 

D  - La dynamique du temps et du climat dans la zone tropicale

 

La zone tropicale n’est pas isolée des zones climatiques adjacentes. Elle en reçoit par les AMP l'alimentation de basses couches des alizés qui se prolongent éventuellement en mousson, et elle envoie vers les zones extratropicales la chaleur sensible et la chaleur latente qu'elle accumule. Elle n'est donc pas "indépendante" sur le plan dynamique, mais elle possède des caractères spécifiques notamment en raison des températures élevées qui y règnent, et du potentiel énergétique considérable dont elle dispose, qui donne à ses perturbations une intensité particulière.

 

L'intérêt pour les Tropiques est déjà ancien. Des recherches ont été entreprises dans le cadre de l'Université de Dakar : Centre de Recherches de Climatologie Tropicale Africaine, CRCTA (M. Leroux), devenu Laboratoire de Climatologie Africaine, LCA (P. Sagna).

 

Divers thèmes ont été, et sont, en particulier analysés (cf. Travaux) :

 

• La liaison entre les zones tempérées et la zone tropicale par l'intermédiaire des Agglutinations Anticycloniques formées par les AMP.

• La dynamique de la circulation tropicale, alizés et moussons, dont l'écoulement, les caractères et les perturbations, dépendent initialement de l'alimentation par les AMP.

• La dynamique des précipitations en Afrique et sous les Tropiques, notamment la genèse et le développement des lignes de grains, les caractères des pluies dites "de mousson", les régimes pluviométriques de la zone tropicale.

• La structure aérologique tropicale, notamment la définition de l'Equateur Météorologique, océanique et continental, et la double structure verticale de l'Equateur Météorologique : EMI : Equateur Météorologique Incliné dans les basses couches continentales, EMV : Equateur Météorologique Vertical dans toute sa structure sur l'océan et dans les couches moyennes au-dessus des continents.

• La "Grande Sécheresse" dite sahélienne, qui affecte l'Afrique subsaharienne depuis trois décennies, et qui résulte d'un glissement vers le sud des structures pluviogènes.

• La dynamique des cyclones tropicaux, et notamment l'influence des AMP sur leur genèse et leur trajectoire, l'interprétation "géographique" du phénomène niño , etc ...

 

Des relations privilégiées sont conservées avec l'Université de Dakar (Université Cheikh Anta Diop, UCAD) : échanges permanents, publications, programmes communs, cotutelles de recherches ...

 

Parmi les Travaux de climatologie tropicale on peut citer :

                       

 

 

1970 - M. Leroux : "La dynamique des précipitations en Afrique occidentale"

                     Publication de la Direction de l'Exploitation Météorologique, n° 23, 1970, ASECNA (Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar, i.e. Météo-France Outre-Mer) , Dakar, 111 fig., 282 p.     

Cet ouvrage comporte la coupe verticale méridienne (ci-dessus) de la troposphère au-dessus de l'Afrique occidentale. Cette coupe situe les "types de temps" (en particulier les types de précipitations) en fonction de la structure verticale de l'Equateur Météorologique (alors désigné FIT). Cette coupe a été très souvent reproduite.

 

1974 - M. Leroux : "Le champ de vent en altitude en Afrique occidentale et centrale" Publication de la Direction de l'Exploitation Météorologique n° 34, ASECNA, Dakar, 149 fig., 126 p.

 

1976 - M. Leroux : "Processus de formation et d'évolution des lignes de grains de l'Afrique tropicale septentrionale" . Recherches de Climatologie Tropicale n° 1,Centre de Recherches de Climatologie Tropicale Africaine (CRCTA), Université  de Dakar, 159 p., 21 fig., 105 cartes.

 

1980, 1983 - M. Leroux : "Le Climat de l'Afrique Tropicale" Editions H. Champion - M. Slatkine, Paris - Genève (subventions de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), Genève, de l'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), Paris, du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Paris, du Ministère de la Coopération, Paris)

                          tome 1 : (22 x 30 cm), 636 pages, 649 figures, (cf. ci-dessous)

                          tome 2 : (31 x 46 cm), notice bilingue et Atlas de 250 cartes

 

 

 

        1988 - P. Sagna : "Les lignes de grains et leurs conséquences pluviométriques sur l'Afrique occidentale" . Thèse, LCRE.

 

1995 - "Sahel, La Grande Sécheresse"  M. Leroux, éditeur (cf. Géocarrefour) Numéro spécial de la Revue de Géographie de Lyon (RGL), n° 1995, 3-4.

 

 

 

1996 - J.B. Ndong : "L'évolution du climat au Sénégal et les conséquences de la sécheresse récente sur l'environnement". Thèse, LCRE.


1996 - O. Dione : "Evolution récente du climat et conséquences sur l'hydrologie dans le
haut bassin des fleuves Sénégal et Gambie". Thèse, LCRE, publiée par l'IRD.

 

1998 - O. S. Haroun : "Evolution récente du climat et de l'hydrologie au Soudan".Thèse, LCRE.

 

1999 - Z. Nouaceur : "Les lithométéores en Mauritanie : évolution de la dynamique éolienne". Thèse, LCRE.

 

2001 - M. Leroux : "The Meteorology and Climate of Tropical Africa", Praxis-Springer Verlag, Environmental Sciences. Le texte (548 pages) est entièrement réécrit et adapté aux nouvelles formulations et/ou concepts proposés postérieurement à la 1ère édition (1983) : concept AMP et implications sur la circulation générale et tropicale, Equateur Météorologique Incliné (EMI) et Equateur Météorologique Vertical (EMV). La cinquième partie concerne le changement climatique, paléoclimatologie et évolution climatique récente (La Grande Sécheresse). Un CD reprend l'intégralité des 250 cartes de l'Atlas qui représentent encore le travail le plus important jamais réalisé sur la météorologie et la climatologie de l'Afrique : la collecte d'une telle quantité de données d'observations serait actuellement impossible à réaliser en Afrique tropicale.

 

Plusieurs thèses sont en cours d'achèvement :

 

- P. Sagna finit sa thèse de doctorat d'Etat (diplôme encore exigé au Sénégal) sur la dynamique du climat du Sahara et du Sahel "atlantiques", plus pénalisés par la péjoration pluviométrique que le continent voisin.

- L. Amraoui étudie le domaine de l'alizé maritime, ajoutant aux clichés satellitaux les données de la télédétection pour suivre l'évolution de la végétation, et des températures au sol et en mer.

- E. Barbier analyse la région centrale américaine qui constitue un laboratoire exceptionnel de la dynamique tropicale où interfèrent plusieurs flux d'alizés, une mousson, l'Equateur Météorologique et des perturbations spécifiques.

 

Travaillent encore en thèse sur le Sénégal, en collaboration avec M. Sall et  P. NDiaye (cotutelle de thèse), de l'Université de Dakar :

 - I. Kane sur l'évolution de l'environnement et les prélèvements dans le Sénégal oriental (région du Niokolo-Koba),

- A.M. Sarr  sur la région sylvo-pastorale du Ferlo et son aménagement face à l'évolution climatique récente.

- D. Y. Dia sur les variations climatiques et leurs conséquences dans la moyenne vallée du fleuve Sénégal.

 

 

E  - La climatologie appliquée :

topoclimatologie et climatologie urbaine

 

Toutes les échelles d'espace sont analysées, et une attention particulière est ainsi accordée à la climatologie appliquée (cf. Environnement), notamment à la topoclimatologie et à la climatologie urbaine (cf. Travaux).

 

M. Goubier a initié au laboratoire les analyses fines de l'échelle locale dans le cadre de sa thèse (1988) sur les conditions de l'aquaculture dans la région des Dombes.

 

Souvent à l'occasion de contrats spécifiques de recherches, des mesures directes de paramètres météorologiques sont réalisées, au cours de campagnes répétées, grâce à du matériel transportable. Ce matériel léger (Testo) est équipé de capteurs de température, humidité, pression, direction et vitesse du vent. De telles mesures ont été faites par exemple dans le Beaujolais (influence microclimatique du pin Douglas), et/ou en montagne (en particulier sur les rives escarpées du Lac d'Annecy) : analyse du gradient de température, des brises d'amont et d'aval (imbrication des brises de vallée et de la situation synoptique).

 

 

Le milieu urbain, en raison de multiples interférences de facteurs d'échelles différentes, offre de multiples thèmes d'analyse : température, ventilation, précipitations, et en raison des sites spécifiques une gamme étendue de conditions dynamiques à différentes échelles de temps et d’espace.

L'analyse topoclimatique urbaine est ainsi très étendue. L'interférence relief-ville dans la détermination de la ventilation a été en particulier étudiée à Saint-Etienne, à Annecy ou dans la cluse de Chambéry, dans la vallée de l'Yseron dans l'agglomération lyonnaise, ou sur la colline de Fourvière à Lyon (cf. Travaux).

 

La ville c'est aussi le problème préoccupant de la pollution et de l'élévation de la température : extension du "dôme de chaleur" (qui est aussi fortement associée à la densité du bâti). Ce thème a été étudié à Saint-Etienne, à Annecy, Chambéry, et principalement dans l'agglomération lyonnaise.

 

De nombreux mémoires sont réalisés chaque année sur des aspects particuliers et des conséquences spécifiques de la pollution urbaine à Lyon (cf. Travaux et Risques), qui associent les données issues du réseau de capteurs de la pollution du Grand Lyon et des campagnes suivies de mesures itinérantes.

 

• Ce thème a offert à I. Beral-Guyonnet le sujet de sa thèse : "Le climat et la pollution de l'agglomération lyonnaise, caractères et évolution récente" (1997).

 

• En 1997 le LCRE a consacré à ce sujet :"Le climat urbain"  (M. Leroux, éditeur), un numéro spécial de la Revue de Géographie de Lyon  (RGL), n° 72-4.(cf. Géocarrefour)

 

• Après avoir consacré deux mémoires à la ville de Saint-Etienne, J. Paolacci, dans le    cadre d'une convention et d'une cotutelle du LCRE avec l'université mexicaine autonome de La Laguna, a commencé sa thèse sur le climat de la connurbation urbaine de Torreon : "Analyse multiscalaire du climat urbain de la conurbation Torreon - Gomez Palacio - Lerdo (Mexique)".

 

N. Ségerie commence cette année sa thèse sur la pollution et sa perception dans l'agglomération lyonnaise envisagée à travers un géosystème qui cherche à intégrer tous les facteurs physiques et humains. L'usage de la télédétection se fera sous l'égide de B. Lacaze du CNRS-UMR 5600.

 

Le LCRE fait partie du groupe de recherches OTHU : Observatoire de Terrain en Hydrologie Urbaine et y anime le thème :  "connaissance de la pluie" destiné à réaliser une analyse fine de la pluviométrie fondée sur une connaissance approfondie des conditions climatiques de l'agglomération lyonnaise (pluviogenèse, typologie, variabilité spatio-temporelle, pluies extrêmes, SIG d'aide à la décision). L'analyse est fondée sur un réseau relativement dense de stations (Météo-France) et surtout de postes pluviométriques (Grand Lyon). Le LCRE ajoute progressivement à ce réseau, après des campagnes expérimentales de mesures itinérantes, quelques stations fixes (directement reliées au laboratoire) de mesures multiparamètres dans le bassin-versant de l'Yseron considéré comme un laboratoire expérimental en raison des crues brutales et des inondations répétées qui caractérisent ce bassin-versant.

 

Deux thèses sont consacrées à la réalisation de ce programme OTHU :

          • La thèse de S. Rueneuve : "Dynamique  fine de la pluie dans l'agglomération lyonnaise : une contribution à la maîtise de l'hydrologie urbaine"

          et la thèse de S. Mahaud : "Mise en place  concertée d'un réseau d'observations  météorologiques  denses dans le Grand Lyon : problèmes et résultats"

 

 

F  - Les changements climatiques

 

Toutes les analyses climatiques comportent nécessairement une dimension temps/durée, et incluent donc implicitement la notion de changement climatique, à plus ou moins long terme.

 

La paléoclimatologie, qui se fonde sur les reconstitutions des paléoenvironnements (cf. L. Barthélémy) pour "imaginer" des scénarios de paléocirculations et de "paléotemps" associés, souffre généralement de l'absence de modèle de circulation générale, qui interdit d'appréhender les phénomènes dans leur globalité.

 

Les théories conventionnelles, notamment celles adoptées par la très grande majorité des paléoclimatologues (comme le groupe COHMAP) considèrent ainsi par exemple qu'il existe une "barrière" entre les circulations tempérées et tropicale :" de fréquents échanges méridiens impliquent un affaiblissement des anticyclones, à l'inverse une fréquence moindre des échanges méridiens implique un renforcement des cellules anticycloniques tropicales" . Cette appréciation, fondée sur le modèle tricellulaire de circulation, est erronée (cf. M. Leroux, 1993, in  Global and Planetary Change, 69-93)

 

Le LCRE bénéficie du modèle AMP de la circulation générale. Ce modèle permet de reconnaître deux types de circulation générale à l'échelle paléoclimatique, dont l'intensité dépend principalement du déficit d'insolation dans les hautes latitudes :

 

- une circulation rapide lors des périodes de fort déficit thermique polaire (comme lors du DMG : Dernier Maximum Glaciaire),

 

 

- une circulation lente lors des périodes de faible déficit thermique polaire relatif (comme lors de l'OCH : Optimum Climatique Holocène),

 

 

- une forte  inertie sépare les situations types en raison du rôle joué par la glace, qui est progressivement - et principalement - stockée dans les hautes latitudes continentales de l'hémisphère nord (scénario de refroidissement), tandis que l'eau liquide n'est ensuite également que lentement restituée aux échanges méridiens (scénario de réchauffement).

 

• Ces mécanismes de paléocirculation expliquent notamment les variations paléoclimatiques de l'Afrique (cf. Travaux et M. Leroux, 1994, 2001).

 

• Un programme de recherches, en collaboration avec le Canada (UQAM), sur les paléocirculations de l'espace atlantique, a produit son deuxième mémoire, notamment sur la dynamique du Dryas récent sur les deux rives de l'Atlantique et débouche actuellement sur une thèse (cf. D. Soto).

                                                                        

 

Les variations climatiques récentes concernent tous les domaines ci-dessus présentés, tempérés comme tropicaux, régionaux comme locaux voire urbains, le climat n'étant pas une donnée immuable mais connaissant une constante évolution. La plus grande partie des travaux du LCRE comporte donc un volet évolution du climat.

 

Les variations climatiques, à l'exception très localisée de "l'effet de serre urbain", ne concernent pas qu'un paramètre isolé (comme par exemple la température) puisqu'elles résultent de la variation du temps (qui ne dépend que très faiblement des conditions locales), et elles ne peuvent s'inscrire que dans le cadre de la circulation générale.

 

Le point de départ des changements climatiques est encore le pôle : depuis une trentaine d'années, soit depuis les années 1970, la température de l'Arctique occidental a baissé. Ce déficit thermique accru renforce la puissance des AMP et accroît l'intensité des échanges méridiens dans l'hémisphère nord, où la circulation est accélérée, adoptant toutes proportions gardées par rapport au modèle paléoclimatique, une circulation de type rapide.

 

A partir du tournant climatique des années 1970 sont ainsi constatés :

 

• Sous les tropiques : une augmentation de la vitesse de l'alizé, une hausse de la pression dans les agglutinations anticycloniques, une baisse de la pluviométrie notamment au sud du Sahara en raison du glissement vers le sud des structures pluviogènes, une variation de fréquence des cyclones tropicaux, une fréquence accrue des événements el niño ...

 

(cf. L. Amraoui, E. Barbier, O. Dione, I. Kane, M. Leroux, J.B. Ndong, Z. Nouaceur, J. Paolacci, P. Sagna, A.M. Sarr , et Travaux)

 

• Dans les moyennes latitudes où le temps devient de plus en plus violent, des variations de température, de pression, de précipitations, différentes selon les régions en fonction de leur position sur la trajectoire des AMP, dans les espaces atlantique, pacifique, eurasiatique ou méditerranéen  ...

 

Sur la France, où la difficulté principale est de disposer de longues séries de données, des analyses ont été faites sur la région Rhône-Alpes, le couloir rhodanien, et pour l'ensemble du territoire sur les précipitations et les températures.

 

(cf. S. Aubert, S. Capsuna, J. Comby, A. Favre, M. Leroux, S. Mahaud, A. Pommier, S. Rueneuve, N. Ségerie, et Travaux)

 

• Le présumé "global warming" ou réchauffement global, scénario issu des prédictions des modèles, n'est ainsi pas observé, des régions se réchauffent tandis que d'autres se refroidissent. L'origine de l'évolution du temps et de l'évolution climatique récente étant dynamique et associée à une modification d'intensité des échanges méridiens.

 

Cette évolution climatique, qui se caractérise par une augmentation de la violence et une plus grande irrégularité du temps et des perturbations des latitudes moyennes, entraîne un accroissement du risque naturel d'origine météorologique.